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FERRIS NOUS RAVI

Après quelques incertitudes dues à un timing serré, la non-rencontre entre le quartet de Laurent de Wilde et le saxophoniste Ravi Coltrane débute comme prévu à l'heure dite. Ils n'ont pas eu trop le temps de se brieffer, en plus il s'est chopé le virus du moment, bref il faut improviser, ils le feront sur des standards, il n'y a que l'embarras du choix. Dédé Ceccarelli a repris sa place, le quartet roule au Fender, la cadence hard bop suit son cours, du fond des bois Coltrane avance vers la lisière, lentement on le voit chercher vers où comment se glisser dans cette histoire, Monk sera la zone franche où la rencontre s'opérera un peu. Bon cela dit, la cohérence du quartet apparaît de plus en plus efficace.
Comme la veille, le buffet Concorde fonctionne bien, jambon de pays, cochon de lait farci, cabécou, Fronton, pâtisseries et tout le tralala... David est arrivé par l'avion de 16 h 43, P.H.A. fait la gueule because il ne se plaît pas sur la fotò de la Newsletter, pourtant c'est bien lui, tous le monde l'a reconnu... Négus est mort de rire.
-Je ne t'es pas vu au on/off !
-Non, tu as l'air d'oublier que je me tape la rédaction de tes aventures shisoscènikes toutes les nuits... à ce sujet,  où tu en es ?
-Ils se renvoient la balle, rien ne prouve que, dans les analyses effectuées ce fameux 18 septembre, les somnifères trouvés dans son estomac aient  pu seuls opérer si vite. Par contre, et ça personne n'en a parlé, les traces de baume du tigre  dans le derme ne sont pas innocentes, par capillarité la progression est alerte... seul un proche de la bande a pu se glisser jusqu'à la guitare du cherokee...
-Non mais c'est quoi ce délire ?
-C'est très sérieux, au Bureau des affaires non classées, on ne laisse rien au hasard, l'étau se resserre...  au fait cette Présidente, elle ne vient pas aux concerts ?
- Tu la verras au Mandala...
Bon, c'est l'heure, François ne traîne pas.
-... en plus Lonnie Plaxico n'est pas là, et puis après ce qu'on a vu tout à l'heure...
Sans être un foudre de guerre, lo Ravi nous  balance un concert, avec des moments sympathiques.  Le quartet est un collectif sans vraiment de leader, tous coupables. Ralph Alessi se donne à fond, trompette droit devant,  Jeff  "Tain" Watts, frappeur-sonneur se met beaucoup plus qu'au service, Coltrane , même avec virus, installe un climat tropical, en recherche, son histoire muse  jazzaméricafrica est dans la linha imaginée par Steve Coleman, marquée du sceau M Base.
Comme prévu, j'emmène Ber-gerot et Méziat au Mandala, Négus n'est pas là, la Présidente non plus.
Le lendemain, après avoir passé une grande partie de l'après-midi chez le Hussard bleu où les auteurs de polar tablent autour de leurs ouvrages en dédicace, retour à Nougaro pour la der de "Une heure avec..." le quartet de Laurent de Wilde et le tromboniste Glenn Ferris.
Une fois de plus on joue à guichet fermé. Imm a lâché sa cravate, Ferris chaussé ses lunettes noires et de Wilde ouvre au Fender. Pas de temps mort, la symbiose apparaît tout de suite évidente et efficace, le jeu et l'esprit de  Glenn conviennent parfaitement à la machine à Laurent. Ceccarelli et Parson sont à la fête, le tempo s'élève, les sonorités trombonikes de l'amerlock tranchent dans la matière, jazz, rock, funk and reggae chauffent de mieux en mieux, de Wilde se lâche, oublié la galère de la veille avec le virus à 1000 dollars, il saute sur son tabouret, martèle les touches, super final pour cette formule qui ne demande qu'à être renouvelée.
-Tu vas à Fronton ?
-...bé... en principe j'ai dit oui à Denis et Sylvaine... je sais plus... pourquoi tu viens pas toi...
-Non, j'ai horreur de la salsa !
On embarque Méziat et Miss Laverdure jusqu'à La Table d'Aline. Pascal fait un peu lo morre car à midi personne de l'équipe n'est venu manger, du coup il s'est levé pour rien... Quand les musiciens déboulent, La Table est pleine, il s'en suit un début de confusion quant au nombre de réservations, Ceccarelli est sur le point de repartir...
-Non, attends, on va trouver une solution...
Annick lève la voix.
-Venez là, prenez cette table ronde... je vais me mettre à côté avec la
presse...
Terrible cette meuf. Elle a une tchache de tous les diables, revendique son aristocratie, râle à tout bout de champ, mène campagne contre l'interdiction d'interdire de fumer, lâche quelques skuds contre le puritanisme américain... elle n'arrête jamais...
-Ah ! oui, je me souviens... Chazalon, si tu crois qu'il est facile...
-Pardon Madame, vous pourriez parler moins fort, il y a un enfant qui dort là bas...
- ? ? ! !
Allez, j'en ai assez entendu. On dépose Méziat à l'hôtel, passe à l'Estrapade voir où en est la Nuit du Polar. Elle est arrosée, sous les tentes le repas se termine et un groupe tente d'installer sa musique. Au Mandala c'est l'étuve, Priam achève son troisième set. Rock progressif, pop à la YES, un tantinet Gonguesque et des longs chorus de guitare s'étirant jusqu'au jazz...
-C'est quoi, ta carte d'identité ?
-Non, juste un passe. Le Tigre est là ?
-Oui, dans la cuisine avec un type bizarre...
Je m'aventure dans le lieu.
- Entre !
Le Tigre et Négus sont en discussions sérieuses.
-Mais non ! Tu dérailles mon pauvre, la musique s'intellectualise plus
vite que la pensée...

Jacme Gaudàs.


LES COULISSES DU FESTIVAL  

DES CHIFFRES ET DES NOTES  

• Julien Delli Fiori de France Inter a quitté sa citadelle de l’avenue du Président Kennedy pour la rue Jules Chalande où le studio mobile Pommard (l’année prochaine il nous a promis qu’il s’appellerait Fronton)  
a retransmis en direct Extérieurs Jazz avec Glenn Ferris comme invité .  
• L’Azur quartet devient quintet, avec l’arrivée dans le team gagnant de Sébastien Texier. Une première.  
• La petite phrase entendue vendredi soir salle Nougaro à la sortie de “une heure avec Coltrane” : “ce soir c’était Ravi au lit !”  
• Reçu sur le net :  
“il me serait agréable si vous pouviez assouvir ma curiosité en m’adressant toutes les newsletters depuis le début de leur production. Merci d’avance. Kitz.  
• Rappel : jeudi soir à Saint-Gaudens le trio François Corneloup, Claude Tchamitchian, Eric Echampard seront à l’Espace Variétés. A découvrir de toute urgence.  
• Reçu sur le net :  
“Plus de 60 ans après sa mort toujours entourée de mystères, le bluesman Robert Johnson occupe à nouveau le devant de l’actualité blues. Le fantôme de celui qui avait signé un pacte avec le diable et dont il n’existait que deux clichés, est réapparu sur un film, muet, acheté par  
un collectionneur de Memphis. David Evans, “blues-specialist” qui n’était pas né lorsque Johnson est mort, a visionné une copie vidéo du film, pour reconnaître le corps en quelque sorte, et son avis a alimenté  
les débats provoqués par l’événement. Il semble bien que l’homme sur les images soit celui qui a alimenté les rêves de générations de guitaristes, il semble bien que ces doigts longs soient ceux qui ont joué ces lignes casse-têtes pour les mêmes guitaristes. Et comment ne  pas voir la main du diable dans le fait que le film a brûlé lors du  tirage d’une copie vidéo. A peine apparu, déjà envolé.  
Des questions en perspective pour les soirées de la Cinémathèque”.  
Marc Oriol - éminent membre du Bureau des Affaires non-classées,  
Département Blues.  
Vendredi, samedi et dimanche, David Evans présentera ses courts métrages sur le Blues, jouera le Blues, et parlera de Blues à la Cinémathèque de Toulouse. Les séances sont à 21 heures et seront respectivement suivies  
par des longs métrages inédits :  
“Mississipi Blues” de Bertrand Tavernier et Robert Parrish.  
“Deep Blues” de Robert Mugge.  
“Shadows” de John Cassavetes.  
Attention toutes ces soirées sont gratuites sans réservation !

FRONTON 98 : UNE GRANDE CUVEE  

A pied, à cheval, en VTT, en solo et en famille la horde s’est répendue dans la campagne frontonnaise. Combien ? Au delà de 1200 randonneurs, le compteur s’est bloqué.  

Engatz entre VTTistes et Chasseurs !  
Samedi matin lors de la traversée d’une Palombière, 50 vélos se sont évaporés dans la nature, égarés suite à un “débalisage” du parcours par les chasseurs : Jazz, Perte, et Dérision … Tous les ans c’est pareil.  

Cueillette  
Un sac à dos plein de cèpes a alourdi les épaules d’un randonneur pédestre chanceux mais pas bigleux. Il aurait pu en remplir un autre avec des girolles, mais comme il n’a pas les yeux plus gros que le ventre, il vous les a laissées …  

Gamelle   
Le “Parisien” de Navrotsky de la France Inter a quand même fait 500 mètres de randonnée en moto avant de déraper dans la boue. Ruiné, il a été évacué en rapatriement vestimentaire jusqu’à son hôtel. Pas de pot,  
Jeannot Lo Paysan n’était pas sur le marché ce jour là..  

Chapiteaux   
Deux énormes tentes du Conseil Général ont surpris les fans de Trigano : dominant la troisième terrasse de Fronton, elles ont accueilli tous les randonneurs pour l’en-cas vigneron.  

Concert à deux   
Devant plus de 500 aficionados, Orlando Poleo y Aguacate ont mis le feu à la salle Gérard Philipe avec un boeuf final où plus de vingt musiciens se sont retrouvés sur scène. Rupture de stock de Cuba libre, collants  
grillés devant la scène, quelques “game-over” passagers, malgré tout  
Salsa la fée !

 
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